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samedi 31 décembre 2016

30 décembre 2016, l'activité des butineuses sur la fausse roquette

Prendre le temps d'observer, regarder et écouter
est une source de pur bonheur
pour qui sait prendre le temps de se poser.

Il y a un mois, j'abordais la présence de la fausse roquette dans les champs. Depuis, cette plante mellifère s'est largement développée. En cette fin d'année, elle est très abondante pour le plus grand bien de nos avettes !
C'est un régal de voir ces étendues blanches.
Voici une petite vidéo que je vous invite à visionner :



vendredi 30 décembre 2016

29 décembre 2016, rapide contrôle des colonies et utilisation des petits nourrisseurs que j'ai "fabriqués"

L'an dernier, je n'étais pas satisfait, quand je contrôlais les poches de candi, de voir que les abeilles avaient parfois des difficultés à accéder au candi. Au fur et à mesure que les abeilles mangeaient le candi, la poche de plastique s’affaissait en son centre, rendant l'accès au candi difficile.
J'ai donc cherché une solution peu onéreuse à cette situation.
J'ai transformé des boîtes pour sections de miel que j'avais en petits nourrisseurs. A l'aide d'un cylindre métallique chauffé j'ai effectué un trou dans les couvercles. Ces couvercles je les pose sur mes couvres cadres auxquels j'ai retiré le chasse-abeilles. Ce sont donc des couvres cadres percés.
Je remplis les boîtes de candi (1kg par boîte). Fermées avec un couvercle non percé, je peux les stocker facilement.
Lorsque je veux les utiliser, il me suffit de retirer la boîte vide et de la remplacer par une boîte remplie de candi. L'opération est rapide.
J'ai réalisé une petite vidéo pour mieux expliquer comment je procède.


En cette fin d'année, les colonies se portent bien. Malgré des gelées matinales assez fortes (entre -6° & 0°), le soleil demeure chaud faisant remonter, en journée, les températures. 

samedi 26 novembre 2016

25 novembre 2016, La fausse roquette est en fleur

Quand on se promène dans la campagne, on peut voir, actuellement, de belles étendues de fleurs blanches. Il s'agit de la fausse roquette (diplotaxis erucroides).

L’usage abondant d’herbicides pour traiter les vignes durant plusieurs décennies a eu pour effet déplorable la quasi disparition de cette plante de nos champs. Aujourd'hui, les usages agricoles commencent à se modifier et tendent vers des pratiques plus biologiques et raisonnées. L'on peut voir de plus en plus de vignes avec un couvert d'herbes et en cette saison, le retour de la fausse roquette.

Les abeilles profitent pleinement de cette abondance de pollen et de nectar fournie par cette fleur.
Sur ma commune, certains vignerons se sont mis à l'agriculture raisonnée, laissant se développer la fausse roquette pour le bonheur des pollinisateurs.

Voici quelques clichés d'une vigne proche de mon principal rucher :






Pour de plus amples informations sur cette plante, voici le lien vers une fiche technique très complète parue dans Abeilles et Fleurs n° 767 - Janvier 2015 et diffusée par le site de l'Abeille, sentinelle de l'environnement :
http://www.abeillesentinelle.net/imgfr/files/images/767_plantes_melliferes_767.pdf

lundi 21 novembre 2016

17 novembre 2016, retrait des lanières & activité au rucher

J'ai profité de cette belle journée pour ouvrir les ruches et retirer les lanières anti varroas.
J'ai pu constater, avec plaisir, que les colonies, qui en août et septembre étaient encore faibles, sont bien reparties et bien populeuses. Les partitions que j'avais posées, lors de la visite d'hivernage, ont certainement été bénéfiques.
Il y a beaucoup d'abeilles sur les têtes des cadres, une belle activité au trou de vol et des butineuses qui rentrent de belles pelotes de pollen, signe d'un couvain présent et d'une "production" d'abeilles d'hiver tant attendue après les arrêts de ponte des reines cet été.
La végétation est belle et les fleurs bien présentes. Même si l'hiver approche, les colonies ont commencé à bien s'y préparer. Pour les y aider, car les provisions stockées demeurent encore assez faibles, j'ai tout de même pris le parti de les nourrir au candi.
J'ai aussi nettoyé les tiroirs. Toujours aussi peu de varroas. Le plus que j'ai pu compter c'est 3 à 4 varroas morts. La situation est donc bien différente de l'an dernier.


mercredi 2 novembre 2016

1 novembre 2016, le rucher aux couleurs automnales

L'automne est une belle saison !


1 novembre 2016, contrôle varroas & renseignements fournis par les tiroirs

Contrairement à l'année dernière, je ne vois presque pas de varroas sur les tiroirs. C'est peut-être dû à l'arrêt de ponte de la plupart des reines que j'ai pu observer au mois d'août. La sécheresse et le manque cruel de fleurs cet été ont, en effet, poussé les reines à cesser leur ponte alors que l'an dernier je n'avais pas observé de tels arrêts.
J'ai posé les lanières anti-varroas juste à ce moment (un mois plus tôt que l'an dernier). Le traitement effectué sans présence ou avec très peu de couvain fermé a certainement été plus efficace.

Depuis, les pontes ont repris. C'est ce que l'on peut observer sur les deux photos.
Sans ouvrir une ruche, l'observation de son tiroir peut nous fournir tout un tas d'informations. 

Il s'agit-là d'un tiroir gratté cinq jours auparavant. Dans cette colonie, la reine a repris la ponte sur le côté gauche (côté très exposé aux rayons du soleil). J'ai pris le parti de ne pas perturber la colonie et donc de ne pas recentrer le couvain. 
Il s'agit d'une colonie forte, dans une 12 cadres, et disposant de ressources importantes (tous les cadres sont occupés).

Sur les photos on remarque nettement les cadres occupés par le couvain et matérialisés par les débris de cire bruns. Sur la seconde photo j'ai indiqué l'emplacement du couvain par des lignes rouges.



1 novembre 2016, une nature un peu déboussolée (fin)...

Voici les photos des pruniers en fleurs et d'une glycine dans le village.
Ce temps doux ne devrait pas durer et avec lui ces éphémères et surprenantes fleurs.









lundi 31 octobre 2016

31 octobre 2016, une nature un peu déboussolée (suite)...

Après le pommier, c'est au tour du poirier.
La photo n'est pas très nette ; elle a été prise à une heure tardive.
Il y a aussi des pruniers en fleurs dont je prendrai des photos demain.



vendredi 28 octobre 2016

28 octobre 2016, une nature un peu déboussolée...


Quoi de plus naturel et normal qu'une abeille butinant une fleur de pommier.
Sauf que...
Sauf que nous sommes le 28 octobre et que cette photo a été prise en début d'après-midi, sur l'un de mes arbres, à deux pas du rucher !
La sévère sécheresse que nous avons eue cet été a dû perturber suffisamment la flore pour qu'après les pluies et avec cette douceur, certaines plantes se croient au printemps.
Il ne nous reste plus qu'à espérer que l'ordre naturel des choses se remette en place.












mardi 25 octobre 2016

25 octobre 2016, FranceAgriMer, Synthèse de l'audit sur la filière apiculture - les prémices d'un regain d'intérêts pour l'apiculture

Depuis quelques temps, nous pressentions un regain d’intérêts pour l’apiculture. La sensibilisation des médias sur les difficultés rencontrées par la filière apicole et sur la vulnérabilité des abeilles face aux pesticides déversés dans nos champs semble (même si d’autres causes sont probablement à l’œuvre) avoir eu pour effet d’amener de nouveaux adeptes à se lancer dans l’élevage et la protection de ce fascinant insecte.

La dernière étude sur la filière apicole française réalisée par FranceAgriMer en 2015 vient d'être publiée. Elle porte sur un observatoire de la production de miel et de gelée royale et donne une image de la situation quantitative de l’apiculture en France. Depuis le début des années 2000, ces études nous avaient habitués à une baisse du nombre d’apiculteurs & de ruches ainsi qu’à une baisse de la production, notamment de miel. Si cette dernière demeure sujette à des fluctuations importantes d’une année sur l’autre, les indicateurs sur les acteurs et sur le cheptel font apparaître une embellie, laissant présager d'un avenir plutôt positif pour la filière même si des difficultés non négligeables persistent.

Selon cette étude, le nombre d'apiculteurs est reparti à la hausse.
En 2015, nous étions 40.944 à détenir au moins une ruche. Soit une augmentation de 10% par rapport à 2014.
Si cette tendance à la hausse persiste, cela concrétiserait ce regain d'intérêt pour l'apiculture, et l'arrêt de la baisse du nombre d'apiculteurs en France.
Ces chiffres sont plutôt encourageants, car durant ces vingt dernières années, et jusqu'en 2014, la filière apicole n'a cessé de perdre ses apiculteurs. Leur nombre avait chuté à 37.193, en 2014.
Ils étaient 41.836, en 2010 ;  69.237 en 2004 & 84.215 en 1994.

Le nombre de ruches est, lui aussi, en augmentation même si ces données sont à relativiser par des pertes importantes chaque hiver compensées par l'augmentation globale du cheptel français au printemps.
A l'entrée de l'hiver 2014/2015, la France comptait 1.200.930 ruches. Soit une croissance de 21% par rapport au précédent hiver.
Là encore, la courbe semble s'inverser, puisque la France avait vu chuter son cheptel passant de 1.320.900 ruches en 2004 à 1.073.900 ruches en 2010.

En revanche, la production de miel est plus fluctuante. L'apiculture française peine à retrouver le niveau de ses productions antérieures.
Si 2015 a été une "très bonne année" voire une année exceptionnelle avec une production de 24.000 tonnes, 2014 n'avait produit que 13.000 tonnes et l'on sait que 2016 ne devrait guère dépasser les 10.000 tonnes.
Pour mémoire, la production était de : 18.330 tonnes en 2010 et 25.500 t en 2004.
Le rendement moyen national en miel, quant à lui, s’élève à 26,3 kg de miel produit/ruche en 2015, contre 16,2 kg/ruche en 2014.

En 2015, les apiculteurs disposant de moins de 50 ruches (apiculteurs de loisir & agriculteurs disposant d’un atelier d’apiculture en tant que complément à une autre activité) représentent 92% des apiculteurs français. En 2010, ces apiculteurs « familiaux » (disposant de 1 à 30 ruches) représentaient 89,3% (37.400 apiculteurs) de la profession.
Ils ont produit, en 2015, 25% du miel français.
Les apiculteurs avec plus de 150 ruches représentent 4,5% du total des apiculteurs en France (4% lors du dernier audit de 2010). Ils sont 1841 apiculteurs (1633 en 2010). La hausse du nombre de ces apiculteurs que l'on peut qualifier de professionnels est proportionnellement plus importante que celle observée pour l'ensemble de la filière.
Les professionnels assurent les deux tiers (64%) de la production de miel contre 25% pour les apiculteurs disposant de moins de 50 ruches.

mardi 18 octobre 2016

16 octobre 2016, le lierre et l'abeille, une belle histoire d'amours automnales


Fleurissant de septembre jusqu'en novembre, le lierre procure à de nombreux insectes et notamment aux abeilles leurs ultimes ressources alimentaires avant l’hiver.
La fleur du lierre produit en abondance du pollen et du nectar.
Les fruits, quant à eux, mûrissent en février, mars. Ils sont alors une précieuse ressource alimentaire pour de nombreux oiseaux souvent affaiblis par la disette hivernale. Pour l’homme, ses bais sont toxiques.
Souvent, les jardiniers cherchent à se débarrasser du lierre, accusé d’étouffer les arbres sur lesquels il grimpe.
Cette réputation est injustifiée. Le lierre puise ses ressources dans le sol grâce à de profondes racines. Ses racines aériennes n’ont aucune fonction absorbante, elles lui servent seulement à s'agripper : contrairement à une idée répandue, le lierre n’est pas une plante parasite. Le lierre est à protéger ! Il abrite, nourrit et protège toute une faune.



samedi 24 septembre 2016

24 septembre 2016, sauvetage inespéré d'une colonie pillée.

Suite à l'épisode de sécheresse que nous avons eu cet été, et qui d'ailleurs perdure encore malgré les dernières pluies, une de mes colonies avait considérablement diminué sa population. J'ai fait le choix de ne pas la réunir avec une autre colonie mais de la placer dans une ruchette tout en la laissant au rucher principal qui regroupe une trentaine de colonies. Première erreur !
Lors du nourrissement qui a suivi, ce qui devait arriver arriva malgré les précautions que j'avais prises de réduire à trois trous l'entrée et de nourrir systématiquement à la nuit tombée. Au matin, ma ruchette était en train de copieusement se faire piller. Deuxième erreur !
Dans une telle situation et face à autant de pilleuses, en principe, la reine et sa colonie succombent. Je me suis dit, perdue pour perdue autant tenter l'impossible. Après une brève hésitation, j'ai obturé l'entrée, empêchant les pilleuses d'y accéder mais également les empêchant d'en sortir.
J'ai pris ma ruchette et l'ai placée dans l'obscurité et au calme durant 48h tout en y rajoutant du sirop.
Deux jours plus tard, à la nuit tombée, je suis allé installer ma ruchette dans un rucher bien plus petit.
Quelques jours après, je suis allé voir le résultat. Non seulement la reine avait survécu mais en plus la population avait très nettement augmentée, renforcée par les pilleuses. A ce jour, RAS, la reine a repris sa ponte et la colonie est très active.
Avant cette tentative désespérée, je n'imaginais pas pouvoir sauver ainsi une colonie du pillage.

jeudi 8 septembre 2016

8 septembre 2016, premier bilan de cette année apicole

Avec septembre, l'année apicole touche à sa fin et un premier bilan s'impose. Il n'est pas brillant, c'est le moins que l'on puisse dire. Après l'enthousiasme à la sortie de cet hiver exceptionnellement doux accompagné de colonies fortes prêtes à remplir les hausses de nectar qui me permettait d'escompter une belle récolte, ce fut la désillusion.
Déjà, fin mai, je faisais le constat d'un printemps pourri sans miel à récolter. J'orientais mon espoir sur une récolte pour la fin de l'été début automne. C'était sans compter sur l'un des étés les plus secs que nous ayons eu. Il n'a pratiquement pas plu depuis juin. La campagne est désespérément sèche, brûlée par le soleil. Les arbres jaunissent et, phénomène que je n'avais jamais encore observé, les chênes les plus vulnérables meurent littéralement.
J'ai retiré les quelques hausses que j'avais laissé sur les colonies les plus fortes pour ne récolter que quelques kilos de miel. Et j'ai traité les ruches par la pose de lanières Apivar (traitement contre le varroa, acariens parasites des abeilles). D'ailleurs j'ai commis l'erreur de ne pas traité avant car j'avais encore l'espoir d'une récolte. J'ai ainsi perdu plusieurs colonies qui se sont effondrées.
Les essaims artificiels que j'ai faits et l'élevage de reines devrait me permettre de maintenir mon cheptel voire de l'augmenter légèrement (ça je le saurais d'ici peu de temps).

Quant aux colonies, leur activité est bien faible. Dans certaines ruches, les reines ont stoppé la ponte. J'ai donc décidé de nourrir au sirop. Chose surprenante, elles arrivent à dénicher des fleurs puisqu'elles rentrent du pollen, surtout en matinée. Mais les réserves sont maigres dans les ruches et bien inférieures à ce qu'elles étaient l'an dernier.

Pour discuter avec d'autres apiculteurs, bien plus expérimentés que moi, la situation est tout aussi difficile pour l'ensemble de la filière apicole. Certains n'ont récolté que la moitié voire un tiers d'une récolte normale. Je ne suis donc pas le seul dans cette situation. Bien maigre consolation...

2016 s'oriente donc pour être une année "blanche".



vendredi 3 juin 2016

2 juin 2016, le rucher de Villevieille



Un collègue artisan vannier m'a gentiment proposé d'installer des ruches sur un terrain de sa famille. J'ai commencé à y mettre 4 ruches et une ruchette. 
J'envisage de faire de ce lieu un rucher à part entière. Situé le long d'un bancaou, sur le flanc d'une collinette, l'emplacement est plein sud-est. Il y a beaucoup de garrigue tout autour et un bassin à 200m.
En, ce moment, le champ sur lequel se situe le rucher est parsemé d'immortelles en fleurs.


jeudi 2 juin 2016

1 juin 2016, récupération de deux essaims sur la même branche...

A près d'une heure d'intervalle, j'ai récupéré deux essaims qui sont venus se poser sur la même branche.


Situés assez haut sur un arbre d'une variété de cyprès, l'essaim était difficile d'accès. D’ordinaire, je place la ruche/ruchette sous la branche que je secoue. Là, l'essaim était en bout de branche et je voyais mal comment aller le récupérer. J'ai donc essayé d'utiliser un drap placé à l'aplomb de l'essaim. Jusqu'à présent j'avais eu l'appréhension que l'essaim, une fois au sol, sur le drap, parte au lieu de rentrer dans la ruche. Je n'avais pas trop le choix. Et ça a marché !
La suite en vidéo...

mercredi 25 mai 2016

24 mai 2016, Une situation en demi-teinte...


Il y a un mois, j'avais déjà posé quelques hausses, sur les ruches qui manquaient de place. C'était sans compter sur ce printemps pourri que nous avons et qui perdure. Mitral, tramontane, du sud, d'est, du vent et encore du vent, presque tous les jours. Et des températures fraîches voire froides comme nous avons eues fin avril, début mai. Une partie des cerises a gelé ; noyers, jeunes chênes, figuiers, pommiers, vignes... tout a été en partie ou totalement brûlé par le gel, même les boutons des fleurs d’acacia ont souffert du gel !
Résultat, sur les 17 hausses posées, le miel que les colonies avaient commencé à y entreposer a été entièrement consommé. Seules 4 ruches ont encore du miel sur plusieurs cadres de hausses...
J'ai dû retirer 7 des 17 hausses et nourrir les colonies (sans hausse) qui n'avaient plus de réserve alors que le couvain occupait 8 voire 9 cadres.
Chez certains collègues, c'est le même constat, peu ou pas de miel. Lors d'un passage chez Nevière à Valensole, j'ai discuté avec une apicultrice qui fait de l'élevage de reines. Elle aussi me disait avoir retiré toutes ses hausses pour nourrir ses abeilles.
A l'Abeille Provençale, le cours prévu samedi sur la production et la commercialisation du miel a dû être annulé faute de quantités suffisantes à extraire...

J'ai pu faire quelques essaims artificiels mais je n'ai pas pu effectuer mes visites de suivi comme je l'aurais souhaité et faire toutes les divisions quand il aurait fallu les faire. Quatre colonies ont essaimé, du moins pour ce que j'ai pu observer.
Petite consolation, avec les divisions et les quatre essaims naturels récupérés, j'ai pu accroître mon cheptel à 35 ruches. Les essaims artificiels en cours de développement et l'élevage de reine pourraient me faire atteindre les 40 ruches voire un peu plus, d'ici la fin de l'année.
Il faut maintenant espérer que le mois de juin soit plus clément pour escompter une récolte. Sinon, ce sera partie remise à l'automne.

20 mai 2016, l'évolution de mes nuclei

En pleine période de fécondation, nous avons eu un temps pourri. De la pluie, du froid avec des gelées matinales et un vent quasi permanent. J'appréhendais l'ouverture des nuclei pour vérifier comment les reines s'en étaient tirées de leur sorties nuptiales. Ce temps délétère pouvait, en effet, fortement perturber leurs sorties.

La période durant laquelle la reine vierge est apte à la fécondation ne dure pas plus d'une dizaine de jours. Passé ce délai, c'est l'échec.
Durant ce laps de temps, elle effectue plusieurs sorties, se rendant sur les aires de rassemblement des mâles, qu'on appellent congrégations. C'est sur ces aires, en plein vol, qu'elle sera fécondée. L'accouplement se termine au sol par la mort du faux bourdon.
Lors de chacune de ses sorties, la reine s'accouplera plusieurs fois, recueillant le sperme de plusieurs mâles issus de ruchers différents. elle favorise ainsi le brassage génétique de sa descendance et limite les risques de consanguinité.
Après deux à trois jours de sorties quotidiennes, sa spermathèque* est suffisamment pleine pour lui garantir une ponte pour le reste de sa vie.


Quant à moi et pour mon plus grand plaisir, j'ai pu observer, rassuré, que six d'entre elles sont bien présentes et en ponte.
Jeunes, elles sont très minces et seul leur abdomen un peu plus long les distingue des ouvrières. C'est la première fois que je vois des reines à peine fécondées. Dans des nuclei hébergeant une poignée d'abeilles elles sont facilement repérables.
Après trois semaines de démarrage de la ponte, certaines colonies occupent déjà, en partie, les 5 cadres de la haussettes. Du couvain operculé est présent. Et les reines ont pris de l'embonpoint.
La vitesse à laquelle ces toutes petites colonies étirent les cires, stockent miel et pollen est vraiment remarquable. C'est beau à voir.

Sur 24 greffages puis 9 cellules royales je me retrouve avec 6 reines en ponte, soit 25% de réussite.

Je pense renouveler cette expérience d'ici peu. 
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 *  réceptacle séminal, organe féminin de stockage des spermatozoïdes


vendredi 22 avril 2016

22 avril 2016, contrôle des émergences à mon rucher d'élevage

Ce soir (J+16), je suis allé vérifier l'avancée de mon élevage de reines et contrôler les émergences.
On parle d’émergence à ce stade et non de naissance puisque la naissance a eu lieu trois jours après la ponte.

Sur les neuf CR mises en nucléi, sept ont émergé. Dans deux nucléi, les CR n'étaient pas ouvertes. Après vérification, dans l'une, la reine était morte à l'état de nymphe blanche. Dans l'autre, elle était quasi formée. 
Il me reste donc 7 nucléi en activité avec en principe une reine... Je n'ai pas vraiment recherché les reines, je saurai cela, à partir de mercredi (j+21), s'il y a du couvain frais, signe d'une ponte et présence d'une reine fécondée.
J'ai retiré les portes-cupules et leur cage de protection. C'est ainsi que j'ai pu vérifier la désoperculation des cellules.
J'ai pu également constater que dans les nucléi ayant une cellule désoperculée et laissant penser à une reine née, les abeilles ont commencé à tirer les cires et à emmagasiner du miel et un peu de pollen. Dans les deux nucléi sans reine, les abeilles n'avaient rien construit.

J'ai retiré du rucher les deux nucléi et dispersé les abeilles qui se sont empressées de rejoindre les nucléi proches. Je n'ai pas constaté de bagarre...

J'ai nourri avec du 50/50 léger. (5 kgs de sucre pour 6 litres d'eau + vinaigre de cidre).

Bilan, à ce jour.
Sur 24 greffages de larves, 9 CR puis 7 reines, soit 29% de réussite.
Reste la dernière étape, la fécondation des reines vierges et le démarrage des pontes.




lundi 18 avril 2016

16 & 18 avril 2016, prélèvement des CR et greffage en nuclei - Installation au rucher de fécondation

 Rucher de fécondation, Les Campanettes

Samedi (J+10), j'ai effectué le prélèvement des CR. J'ai retiré les bigoudis et placé chacune d'entre elles dans un tube protecteur qui évite que les abeilles ne les attaquent lors de l'introduction.
Au préalable, j'avais placé 9 haussettes 5 cadres (nucléi) en éventail derrière le starter (transformé en ruchette éleveuse).
Les CR dans leur tube protecteur sont fixées dans la cire d'un cadre gaufré, celui du centre.
Une fois cette opération effectuée, je secoue les cadres de l'éleveuse afin de faire tomber toutes les abeilles que je vaporise d'eau pour les empêcher de voler. Je prélève 4 verres d'abeilles que je mets dans chaque nuclei. Afin de disposer de suffisamment d'abeilles, j'avais, une semaine avant, introduit deux cadres de couvain frais et operculé.
Mes 9 nucléi composés, sont ensuite placés dans le chalet durant 36 heures et nourri au sirop 50/50.

L'introduction régulière de couvain frais a eu pour conséquence non seulement de renforcer considérablement en abeilles la ruchette éleveuse mais j'ai aussi constaté qu'elles avaient élevées leurs propres CR de sauveté sur deux cadres. Du coup, j'ai replacé les cadres dans la ruchette éleveuse avec les CR de sauveté. Je l'ai laissé jusqu'à la nuit afin qu'elle récupère toutes les butineuses, puis placé au chalet avec les nucléi, 36h. Cela m'a donc permis de constituer, à partir de mon starter initial, un essaim artificiel.

Aujourd'hui, lundi (J+12), je suis allé installer mes nucléi de fécondation sur mon nouvel emplacement. Un bel endroit, bien abrité, ombragé, à flanc de colline. Le quartier s'appelle les Campanettes.
Mes nucléi constitués de peu d'abeilles sont faibles et risqueraient de se faire piller s'ils étaient proches de ruches plus fortes. D'où ce lieu à l'écart et spécifiquement consacré à ce type d'élevage.
En principe les reines devraient commencer à émerger à partir de demain, J+13, (on parle d'émergence à ce stade et non de naissance qui a eu lieu 13 jours auparavant).
A partir de lundi prochain, 25 avril (J+19), les vols de fécondation devraient commencer.

Demain, j'irai nourrir avec du 50/50 mais je ne vérifierai pas les émergences. Je n'ouvrirai les nucléi qu'à partir de mercredi prochain, 27 avril (J+21), date à laquelle, les reines présentes et fécondées devraient commencer la ponte.

Ce ne sera qu'à ce moment et en présence de ponte que je pourrai évaluer le taux de réussite de ce premier élevage de reine. Et je relancerai un second élevage.





vendredi 15 avril 2016

12 avril 2016, le dernier bigoudi posé


Aujourd'hui, j'ai fini la pose des cages de protection (les bigoudis). 
L'operculation des cellules royales s'est donc étalée sur 3 jours et non sur deux. 
Par prudence et afin d'éviter que certaines reines naissent dans les bigoudis, je mettrai mes CR en nuclei de fécondation dès samedi après-midi (J+10) et non dimanche comme je l'avais prévu.

dimanche 10 avril 2016

10 avril 2016, J+4 élevage de reine, mise en pratique : pose des bigoudis


A J+4, j'ai procédé à la pose des cages à reine, communément appelées bigoudis, sur 7 CR (cellules royales) operculées.
Les bigoudis sont posés dès l'operculation des CR, en principe 4 jours après le greffage des larves dans les cupules (J+4). Cette cage a pour but de protéger la CR des constructions de cire que commencent à tirer les ouvrières. Ce qui compliquerait la récupération et l'utilisation des CR pour un greffage dans un nucleus.
D'ailleurs, les deux CR, en haut à gauche, ont commencé à être enrobées de ces constructions. Délicatement, j'en ai essayé de retirer cet excès de cire mais j'ai eu un peu peur d'endommager la CR.

Il y a 5 Cellules bâties mais non operculées sur lesquelles j'interviendrai demain.

En tout c'est donc 12 CR à ce jour réussies sur un greffage de 24 larves.