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jeudi 28 septembre 2017

28 septembre 2017, quelques photos de mon rucher à Jouques, du Réal et d'un mur à ruches ou apier rupestre.





Je suis allé visiter mon rucher de Jouques. L'euphraise jaune y est aussi en pleine floraison et elle est bien présente. Je n'ai pas ouvert les ruches mais apparemment les colonies vont bien.
Sur les photos les ruches sont peu visibles :



J'en ai profité pour aller voir le ruisseau, le Réal, qui coule en contre bas, à moins de 100 m du rucher.
Je ne pensais pas qu'il pouvait avoir un tel débit en cette saison et par cette sécheresse. Les abeilles ont de quoi s'y abreuver.






J'ai fini ma virée apicole par la visite d'un lieu qu'un ami Facebook m'a indiqué. Ce lieu est situé à 800 mètre de mon rucher. "Sais-tu que tout près de ton rucher se trouve un mur de ruches ?", m'avait dit Emmanuel lors de l'un de nos échanges.
Pas facile à trouver mais je l'ai déniché. Dissimulé par la végétation, ce mur ou apier rupestre compte 5 niches à ruches. 




28 septembre 2017, pose des lanières Apivar, des ruches saturées & des faux bourdons encore présents...

Au début du mois de septembre, j'ai procédé au traitement de mes ruchers, à l’exception de deux ruchers sur lesquels j'avais encore quelques hausses à retirer. Afin de garantir une bonne qualité du miel il est interdit de traiter tant que des hausses sont présentes.
Le traitement consiste à poser des lanières d'Apivar, en principe deux par ruches. Ce sont des bandes en plastique imprégnées d'un produit qui se diffuse progressivement. Les abeilles s'en imprègnent et le varroa qu'elles peuvent "héberger" sur leur corps meurt.
Ce traitement annuel permet de lutter contre ce parasite endémique des colonies en faisant chuter la pression qu'il exerce sans pour autant réussir à l'éliminer. Sans traitement, les colonies sont vouées à mourir dans les deux ans.
Afin d'être efficace au mieux, les lanières doivent être positionnées de part et d'autre du couvain, comme sur la photo :


Cette opération nécessite d'ouvrir les ruches et de repérer où se situe le couvain. Cela nous permet alors d'évaluer à la fois la force de nos colonies (le nombre de cadres qu'elles occupent dans la ruche) et les réserves en miel qu'elles ont déjà emmagasinées en prévision de l'hiver.
J'ai posé les dernières lanières aujourd'hui et j'ai pu constater que mes colonies sont, dans l'ensemble, assez fortes voire très fortes, avec de belles réserves en miel. Certaines sont mêmes quasi saturées, comme on peut le voir sur ces deux photos qui suivent ainsi que celle en entête prises aujourd'hui :



Je n'ai pas touché à ces réserves car les reines disposent de suffisamment de place pour la ponte (4 à 6 cadres de beau couvain). Pour l'instant, il n'est donc pas besoin d'envisager un mourrissement comme j'avais pu le faire l'an dernier.
Lors de la visite d'hivernage que je ferai courant octobre, je procéderai à la pesée de chaque colonie. Cette opération permet d'avoir un poids indicatif de référence. Durant l'hiver, les pesées successives permettront d'évaluer les réserves consommées et celles encore disponibles. En fonction des relevés, il est possible alors de compenser les faiblesses en réserves par l'apport de "candi" (une pâte sucrée).

Autre constatation que j'ai pu faire aujourd'hui : la présence de faux bourdons, les mâles. Ils n'y en a pas dans toutes les ruches, mais certaines en accueillent encore... Il faut croire que la pénurie en ressources mellifères n'est pas encore survenue complètement. Ce phénomène est peut-être également dû aux températures clémentes que nous avons. En principe, les mâles sont chassés hors des ruches dès la fin août, début septembre...

J'ai pu identifier 5 mâles sur cette photo montrant un cadre bien rempli de pollen, en rive du couvain :



lundi 25 septembre 2017

23 septembre 2017, récupération d'un (très petit) essaim

23 septembre, c'est mon jour anniversaire...
En fin d'après-midi, 17h30, nous étions au rucher en train d'arroser quelques plantations quand est arrivé, au-dessus de nous, un nuage d'abeilles. Là, première réaction, hé zut ! un essaim à cette heure-ci et en septembre quelle merde. Avec Stéphane nous avons eu l'impression que l'essaim arrivait sur le rucher et non qu'il sortait d'une ruche. Le petit nuage a commencé par tourner et par se rapprocher de deux ruches, comme s'il voulait y entrer. Puis il est allé se poser près d'un arbuste, à deux, trois mètres du rucher.
Branle-bat de combat. Vite, chercher une ruchette, y mettre deux cadres de miel que j'avais gardés et trois cadres construits. Drap, enfumoir, combi, et me voilà partie pour récupérer cet essaim. Ce tout petit essaim, comme l'on peut le constater sur les photos.
Je sais que ses chances se passer l'hiver sont minces, très minces, mais j'ai décidé de les lui offrir. En cette saison, en pleine nature et en partant de zéro, cet essaim n'a quasi aucune chance de survie. Là, je lui ai proposé réserves et cadres bâtis. En fonction de son installation à l'intérieur de la ruchette, je le confinerai sur 4 cadres voire 3 cadres.
Etant petit, sur le drap, j'ai pu facilement repérer et voir la reine. Une belle noire non marquée. Ouf ! Toutes mes reines sont marquées ! Donc, a priori, cet essaim ne devrait pas être issu de l'une de mes ruches. De plus, il s'agit de l'un de mes ruchers de production constitué de belles colonies. A essaimer, ce serait un bien plus grand nombre d'abeilles qui aurait constitué cet essaim. Ce qui est loin d'être le cas. Deux questions demeurent, pourquoi un essaimage en cette saison et pourquoi un si petit essaim ?









Elles battent le rappel !


Sur cette photo, la grande de Nasanov est bien visible. Cette glande diffuse des phéromones de regroupement qui attirent les abeilles d'une même colonie et les amènent à se regrouper. C'est cette petite "fente" blanche à l'extrémité supérieure de l'abdomen des abeilles. On dit que les abeilles battent le rappel (abdomen dirigé vers le haut et battement d'ailes). Dans notre situation, c'est le signe que la reine est à l'intérieur.


lundi 18 septembre 2017

18 septembre 2017, l'euphraise jaune ou odontites luteus


Voici une fleur que jusqu'alors je n'avais pas remarquée. C'est l'odontite luteus ou euphraise jaune. Elle pousse dans les sols arides et calcaires et fleurit de juillet/août à octobre. les tiges sont brun rougeâtre.
En ce moment, elle est en pleine floraison et recouvre des espaces entiers. Les abeilles viennent y chercher un peu de pollen (jaune légèrement oranger) et du nectar.